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France: deuxieme nuit de couvre-feux et deploiement policier massif

Les couvre-feux nocturnes a Paris, Lyon, Lille, Bordeaux et Nice ont apporte la premiere nuit calme depuis les emeutes du 17 octobre. Le ministre de la Justice Gerald Darmanin a dit que 2 513 personnes avaient ete placees en garde a vue, dont 67 ecrouees, et le Premier ministre Sebastien Lecornu a dit que de nouveaux couvre-feux suivraient le 20 octobre la ou les prefets le jugeraient necessaire.

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France: deuxieme nuit de couvre-feux et deploiement policier massif
Photo: Thomon, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons (https://commons.wikimedia.org/wiki/File:R%C3%A9publique_gilets_jaunes_1.jpg)

Points clés

  • La France appliquera des couvre-feux localises pour une deuxieme nuit de suite mardi, et le gouvernement a promis un deploiement policier massif pour les nouvelles manifestations appellees samedi.
  • Le Premier ministre Sebastien Lecornu a attribue aux couvre-feux cibles le maintien du calme dans la nuit de mardi.
  • Le ministre de l'Interieur, Laurent Nunez, a dit aux deputes a l'Assemblee nationale qu'il regrettait profondement les violences du week-end et acceptait une part de responsabilite.

Mis a jour 00:01 UTC, 21 octobre 2026

La France appliquera des couvre-feux localises pour une deuxieme nuit de suite mardi, et le gouvernement a promis un deploiement policier massif pour les nouvelles manifestations appellees samedi. La police de Paris a fixe un couvre-feu nocturne a partir de 23 h mardi dans les zones les plus touchees autour de la place de la Republique et des Halles, et Bordeaux et Lille imposeront aussi des couvre-feux, a rapporte CNN. Paris a aussi interdit les rassemblements publics sur les Champs-Elysees et dans les gares, et interdit temporairement de porter des bidons ou bouteilles d'essence ou de gaz, a rapporte l'AFP.

Le Premier ministre Sebastien Lecornu a attribue aux couvre-feux cibles le maintien du calme dans la nuit de mardi. Il a admis que les services de renseignement n'avaient pas su identifier la gravite de la situation et a dit que le dispositif de securite precedent avait ete trop statique. "Le deploiement de samedi prochain sera massif", a dit Lecornu aux deputes. La force militaire Sentinelle sera utilisee surtout pour des missions statiques de securite, ce qui, selon le gouvernement, liberera policiers et gendarmes pour le travail d'ordre public, a rapporte l'AFP.

Le ministre de l'Interieur, Laurent Nunez, a dit aux deputes a l'Assemblee nationale qu'il regrettait profondement les violences du week-end et acceptait une part de responsabilite. Le syndicat etudiant UNEF a appele a de nouvelles manifestations samedi et dit qu'il ne lachera rien tant que ses demandes ne seront pas satisfaites, et la federation syndicale CGT a dit qu'elle se joindrait au mouvement, avec un appel a des manifestations pacifiques. Les couvre-feux ont suivi un week-end ou plus de 2 000 personnes ont ete arretees, avec au moins deux morts et des blessures graves, dont deux personnes qui ont perdu une main, a rapporte CNN.

Mis a jour 10:19 UTC, 20 octobre 2026. Les premiers couvre-feux localises sont entres en vigueur dans la nuit du 19 octobre, ont rapporte Reuters, Le Monde et l'AFP via Brussels Signal. Dans le centre de Paris, un couvre-feu a couru autour de la place de la Republique et des Halles de 23 h a 6 h, avec des rassemblements interdits dans des zones designees a partir de 20 h. Des couvre-feux sont aussi entres en vigueur a Lyon. A Lille, Douai, Wattignies et Denain, un couvre-feu pour les mineurs a couru de 20 h a 6 h les nuits de lundi et mardi. Les restrictions a Bordeaux et a Nice devaient courir pendant plusieurs jours, et Marseille avait deja interdit les rassemblements. Des sources policieres et de gendarmerie ont rapporte une nuit largement calme dans tout le pays, la premiere nuit sans desordre grave depuis les emeutes du 17 octobre, avec des incidents disperses pendant des manifestations en Martinique. Le Premier ministre Sebastien Lecornu a dit que les couvre-feux cibles avaient contribue au calme et que de nouveaux couvre-feux seraient imposes dans la nuit du 20 octobre la ou les prefets et les maires locaux le jugeraient necessaire. Le ministre de la Justice, Gerald Darmanin, a dit que 2 513 personnes avaient ete placees en garde a vue, dont 67 en prison, avec des dizaines d'enquetes judiciaires ouvertes. Environ 1 000 policiers ont ete blesses, et un manifestant a perdu une main a cause d'une grenade de controle des foules, selon les chiffres de l'AFP. Sur la participation, les autorites ont chiffre celle du 17 octobre a 550 000 personnes, tandis que le syndicat CGT l'a chiffree a plus de 800 000.

Mis a jour 14:21 UTC, 19 octobre 2026. Les autorites ont estime lundi qu'au moins 3 000 commerces ont ete endommages ou pilles pendant les violences du week-end, selon AP, un bilan superieur aux quelque 1 500 magasins directement touches samedi selon la federation du commerce. Le Premier ministre Sebastien Lecornu a dit que les commerces endommages pourraient beneficier d'une aide publique, notamment des allegements fiscaux et des fonds de chomage partiel, selon The Wall Street Journal. Lecornu a dit aux journalistes qu'il etait totalement determine a retablir l'ordre public et qu'un etat d'urgence pourrait etre declare si necessaire, mais que des couvre-feux partiels etaient plus adaptes a ce stade, selon Reuters. Il a exclu un couvre-feu complet pour tout Paris. Le ministre de l'Interieur Laurent Nunez a dit sur France Inter qu'il avait presente sa demission parce qu'il est responsable de tout ce qui se passe, et a reconnu que les autorites avaient perdu le controle dans certaines grandes villes samedi, selon AP. Nunez a dit que la participation avait ete environ le double de ce que son ministere avait prevu et que la strategie policiere doit s'adapter a des groupes extremement mobiles. Il a aussi dit aux journalistes qu'il n'etait pas prevu d'annuler le match de mardi soir entre le Paris Saint Germain et Barcelone, selon Reuters.

Mis à jour 12:41 UTC, 19 octobre 2026. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a dit lundi avoir demandé aux préfets d'imposer des couvre-feux partiels dans certaines villes à partir de ce soir, selon Reuters et The Guardian. Il a décrit ces couvre-feux comme très limités et localisés, dit que les détails viendraient des autorités locales plus tard lundi, et accusé l'ultra-gauche et des groupes criminels d'avoir exploité les manifestations. Le nombre d'arrestations du week-end est monté à 2 400, selon CNN et The Guardian. Lecornu a dit que, malgré la violence grave et les dégâts matériels de samedi, personne n'avait été tué ce jour-là.

Mis à jour à 09:40 UTC, le 19 oct. 2026. Des étudiants manifestants ont bloqué l'accès au musée du Louvre à Paris lundi matin, ont rapporté France 24 et l'AFP. Les étudiants ont dit agir en soutien au mouvement lycéen et contre la répression policière, a rapporté Newsweek. À Marseille, les rassemblements publics ont été interdits lundi de midi à 20 heures, a rapporté Le Monde. Les actions françaises ont reculé en début de séance, les investisseurs réagissant aux violences du week-end, avec un indice CAC 40 en baisse de 1,02 pour cent à 07:08 GMT, a rapporté Reuters.

Mis à jour à 05:43 UTC, le 19 oct. 2026. Le président Emmanuel Macron a refusé l'offre de démission du ministre de l'Intérieur Laurent Nunez après les émeutes du week-end, a indiqué lundi l'Élysée, selon Reuters. Macron a dit que Nunez devait rester en poste pour préserver la chaîne de commandement au sein de la police et des forces de sécurité. Il a aussi demandé à Nunez de mettre en place au plus vite de nouvelles méthodes contre les pillards, a ajouté l'Élysée.

Mis à jour à 20 h 23 UTC, le 18 oct. 2026. Le bilan du ministère de l'Intérieur a encore augmenté tard dimanche et remplace les chiffres de la mise à jour ci-dessous. Le ministère a porté les interpellations à 2 397, avec 997 policiers, gendarmes et pompiers blessés, dont sept grièvement, ont rapporté Reuters et l'AFP dimanche soir. La mise à jour ci-dessous reprenait le bilan ministériel de 18 h : 2 247 interpellations et 602 blessés. La réunion de crise du Premier ministre Sébastien Lecornu avec ses ministres, d'abord prévue dimanche soir, a été déplacée à lundi. Sur les décès, le seul décès confirmé lié aux manifestations est celui de l'homme d'une trentaine d'années qui a subi un arrêt cardiorespiratoire à Paris samedi et est mort à l'hôpital, selon la préfecture de police de Paris. Une version précédente de cet article comptait aussi un policier de 22 ans mort après avoir été heurté par un véhicule à Nantes, en suivant CNN qui citait le ministre de l'Intérieur Laurent Nunez. Les médias français décrivent cet incident comme une intervention distincte dans la nuit de vendredi à samedi, avant les manifestations de samedi, et ne le décrivent pas comme un décès en manifestation, il n'est donc plus compté dans le bilan des manifestations de cet article.

Mis à jour à 19 h 30 UTC, le 18 oct. 2026. Le président Emmanuel Macron s'est adressé à la nation à la télévision dimanche soir et a condamné les pillages et les incendies qui ont suivi les manifestations de samedi contre la vie chère. « Rien ne le justifie, rien ne l'explique, rien ne l'excuse », a déclaré Macron au sujet des images de samedi soir, selon Reuters. Il a dit que ceux qui ont détruit, brûlé et pillé des biens et attaqué des institutions publiques seraient identifiés et poursuivis, et devraient payer les dégâts. Macron a ordonné une révision du renseignement et de la planification du maintien de l'ordre avant les manifestations. Il a dit que le gouvernement préparerait des règles permettant aux préfets d'interdire certaines réunions dans les prochains jours, et qu'il réunirait cette semaine étudiants, enseignants, parlementaires, syndicats et dirigeants d'entreprise pour travailler sur des propositions concrètes. Il a aussi dit qu'il tiendrait lundi une réunion d'urgence avec des maires français sur la sécurité publique. Le bilan du ministère de l'Intérieur a encore augmenté dimanche. Dans un message aux maires, le Premier ministre Sébastien Lecornu a porté les interpellations à 2 247, avec 602 policiers, gendarmes et pompiers blessés, contre 1 800 interpellations et plus de 500 blessés annoncés plus tôt dans la journée. Le ministère a compté 550 000 manifestants dans tout le pays, contre 800 000 selon les organisateurs. La préfecture de police de Paris a dit qu'un homme d'une trentaine d'années a subi un arrêt cardiorespiratoire entre la place de la République et la place de la Nation samedi et est mort à l'hôpital.

Mis à jour à 14 h 35 UTC, le 18 oct. 2026. Le coût des violences de samedi s'est précisé dimanche. Alexandre Bompard, président de la Fédération du commerce et de la distribution, a estimé qu'environ 1 500 magasins et commerces ont été directement touchés, avec des pertes estimées à plusieurs centaines de millions d'euros. Le président Emmanuel Macron doit s'adresser à la nation à la télévision dimanche à 20 h. Le Premier ministre Sébastien Lecornu préside à 19 h une réunion interministérielle de crise sur l'impact économique, les assurances et le suivi judiciaire, et rencontrera aussi les maires de Paris, Marseille et Lyon, qui ont demandé des explications sur les moyens policiers. La présidente de l'Assemblée nationale, Yael Braun-Pivet, envisage une commission d'enquête parlementaire et rencontrera les chefs des groupes parlementaires mardi, selon BFMTV. La dirigeante écologiste Marine Tondelier, le député Alexis Corbière et le Rassemblement national d'extrême droite ont chacun demandé la démission du ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez. Le Parisien a rapporté qu'un jeune de 17 ans a perdu une main, touché par une grenade de police à Saint-Étienne. Le parquet de Paris a fait état de 720 interpellations dans la capitale, dont 517 gardes à vue, et a précisé que les chiffres n'étaient pas encore définitifs.

Mis a jour a 10:32 UTC, le 18 octobre 2026. Le ministre de l'Interieur, Laurent Nunez, a dit dimanche sur X que 1 800 personnes avaient ete interpellees pendant et apres les manifestations violentes de samedi, contre 1 200 interpellations signalees tard samedi par le Premier ministre Sebastien Lecornu, et que des enquetes etaient en cours pour identifier les responsables, a rapporte l'AFP. Plus de 500 policiers, gendarmes et pompiers ont ete blesses, a dit Nunez, contre 150 policiers blesses dans le bilan precedent. Un manifestant est mort apres un arret cardiaque pendant les manifestations a Paris, ou la police a procede a un nombre record de 855 interpellations, a rapporte Reuters. Une operation de nettoyage a commence dimanche dans des villes de Lille a Marseille, Strasbourg et Bordeaux, ou un groupe masque a envahi la residence du prefet local, a rapporte Reuters.

Mis a jour a 00:35 UTC, le 18 octobre 2026. Le Premier ministre Sebastien Lecornu a dit tard samedi que 1 200 personnes avaient ete interpellees dans toute la France et que 150 policiers avaient ete blesses, a rapporte The Times. Le nouveau chiffre des interpellations est trois fois superieur aux quelque 400 interpellations que le ministre de l'Interieur, Laurent Nunez, avait signalees plus tot dans la soiree, et The Sun a lui aussi situe le total a plus de 1 200 interpellations. Lecornu a dit que des groupes d'extreme gauche avaient organise la violence dans plusieurs villes et que des delinquants s'etaient joints a eux pour piller et detruire, et il a defendu les agents qui, selon lui, avaient fait face a une violence d'une extreme intensite. A Saint-Etienne, le manifestant qui a perdu une main samedi avait 17 ans, a rapporte The Times. Une enquete est en cours pour etablir si la grenade qui lui a arrache la main avait ete tiree par la gendarmerie.

Mis a jour a 21:09 UTC, le 17 octobre 2026. La mairie de Limoges a ete en grande partie detruite par un incendie allume par des manifestants masques samedi, ont dit les autorites a l'AFP. Le prefet Maurice Barate a dit que le toit du batiment de 143 ans s'etait effondre sur les etages inferieurs et que les deux tiers de l'exterieur avaient deja disparu. Il a qualifie les degats de catastrophe pour le patrimoine et a attribue l'incendie a un acte delibere de casseurs, a rapporte The Times. Un temoin a dit a l'AFP que les flammes s'etaient propagees a une aile du batiment et avaient atteint le toit, et que les pompiers avaient ete envoyes pour tenter d'empecher le feu de consumer toute la mairie. Selon des temoins, un groupe masque avait incendie une voiture de police devant le batiment avant de briser des fenetres, d'y entrer et d'allumer l'incendie. Plusieurs magasins du centre de Limoges ont aussi ete pilles, a rapporte l'AFP.

Mis a jour a 20:53 UTC, le 17 octobre 2026. Un manifestant a Saint-Etienne a perdu une main samedi apres l'explosion d'une grenade de maintien de l'ordre, a dit une source policiere a l'AFP et a BFMTV. C'est le deuxieme cas de ce type dans la vague actuelle de manifestations, apres qu'un jeune de 15 ans a perdu une main a Lens au debut du mois. A la tombee de la nuit a Paris, des groupes de jeunes ont pille des magasins et allume des feux a la fin du cortege, et la police a repondu par des gaz lacrymogenes et des charges a la matraque dans des rues etroites, a rapporte CNN. Le president Emmanuel Macron a ecrit sur X tard samedi qu'il n'y a pas de place pour la violence dans la Republique et que ceux qui ont casse, attaque et pille, jusque dans les mairies, seront traduits en justice et punis. Il a dit que la nation se tenait aux cotes des forces de l'ordre qui protegent le droit de manifester.

Mis a jour a 18:49 UTC, le 17 octobre 2026. Le ministre de l'Interieur, Laurent Nunez, a dit que 550 000 personnes avaient pris part aux manifestations dans toute la France samedi, soit le double du nombre prevu, dont 110 000 a Paris, et qu'environ 400 personnes avaient ete interpellees, a rapporte The Times. Le syndicat CGT a chiffre la participation a 500 000 personnes. A Paris, plusieurs individus cagoules sont arrives a environ 140 metres du palais de l'Elysee avant d'etre repousses par les policiers antiemeute, et plus de 300 personnes ont brievement dresse des barrieres de chantier au bas des Champs Elysees avant que la police n'utilise des gaz lacrymogenes et ne degage le secteur. Le Premier ministre Sebastien Lecornu a dit que des groupes d'extreme gauche avaient organise des violences dans plusieurs villes et que des criminels s'y etaient joints pour piller et detruire, et il a defendu la police, disant que les agents avaient fait face a une violence extremement intense. Marine Le Pen a accuse les partisans de Jean Luc Melenchon de prendre en otage des demandes sociales legitimes et de chercher a plonger la France dans le chaos. Melenchon a mis en cause les autorites, disant qu'elles avaient orchestre les violences en interdisant l'acces a la place de la Republique et en la gazant a repetition.

Mis a jour a 15:17 UTC, le 17 octobre 2026. Les interpellations dans toute la France sont passees a 272 au milieu de l'apres-midi, selon le ministere de l'Interieur, contre 166 a la mi-journee, apres des incidents violents a Paris, Marseille, Rennes, Toulouse et Angers. A Lyon, des manifestants ont mis le feu a un office de tourisme, et environ 20 000 personnes ont participe au cortege dans la ville, selon AP. A Paris, une voiture et un kiosque a journaux ont ete incendies place de la Republique, ou la police a utilise des gaz lacrymogenes et des canons a eau contre des manifestants masques qui lancaient des feux d'artifice. Le ministere de l'Interieur a dit que les incidents comprenaient des tentatives de pillage, des attaques contre des policiers, des incendies de mobilier urbain et des attaques contre des lieux de pouvoir et des medias, et il a mis en cause ce qu'il a appele l'ultra-gauche.

Mis a jour a 12:49 UTC, le 17 octobre 2026. Les interpellations dans toute la France sont passees a 166 a la mi-journee, selon le ministere de l'Interieur, dont 100 a Paris seulement, contre 61 personnes interpellees dans la region parisienne le matin. Au moins 32 800 personnes avaient deja pris part a 140 manifestations, et au moins 170 000 personnes etaient attendues samedi apres-midi. A Marseille, un commissariat a ete vandalise et des manifestants sont entres dans la mairie, a dit le maire Benoit Payan. Il a dit a BFMTV que les degats etaient assez limites, mais il a qualifie l'acte d'inacceptable. Les gaz lacrymogenes planaient sur la place de la Republique a Paris, ou deux camions a eau etaient prets et les routes principales vers la place etaient bloquees.

La police a interpelle 61 personnes dans la region parisienne samedi matin, au debut d'une journee nationale de protestation contre le cout de la vie dans toute la France, a rapporte CNews, citant le bilan de la police. L'AFP a situe le chiffre de Paris a environ 60 personnes interpellees samedi matin. La police antiemeute a tire des gaz lacrymogenes dans la capitale avant meme le depart du cortege principal.

Le mouvement des Gilets jaunes a appele la journee une manifestation "jaune et jeunesse" et a invite enseignants, eleves, travailleurs, retraites et agriculteurs a se joindre au mouvement le premier jour des vacances scolaires. Les organisateurs ont dit que plus de 600 manifestations etaient prevues dans tout le pays. Le cortege principal de Paris devait partir a 14 heures de la place de la Republique.

Affrontements a Marseille et a Lyon

A Marseille, des manifestants ont attaque un batiment de police, a vu un photographe de l'AFP. Les manifestants se sont heurtes a la police, qui a repondu par des gaz lacrymogenes, et ont bloque brievement une grande route avec des poubelles et des scooters avant que les forces de l'ordre ne la degagent. Des feux ont ete allumes dans les rues de la ville, selon des informations venues de Paris.

A Lyon, la prefecture du Rhone a dit que la police avait disperse plusieurs groupes de manifestants, environ quarante personnes sur le pont Guillotiere, environ quinze au rond point de Feyssine et environ dix pres de la raffinerie de Feyzin. Les forces de l'ordre sont aussi intervenues le long des berges du Rhone, ou environ cent personnes s'etaient rassemblees.

A Rennes, environ 20 personnes ont monte une barricade de poubelles et de grandes palettes au bord d'un centre commercial. Christophe, menuisier de 47 ans et ancien manifestant Gilet jaune, a dit a l'AFP qu'il etait indigne apres ce qu'il a appele la brutalite policiere contre des adolescents ces dernieres semaines.

A Paris, les autorites ont interdit les manifestations pres des batiments du gouvernement, du palais de l'Elysee, de Matignon et des Champs Elysees, et autour des gares. La police a controle des identites devant la gare Saint Lazare. Des manifestants encagoules ont jete des projectiles et brise des vitres au siege de la chaine de television CNews, a rapporte l'AFP.

Des blocages scolaires a un mouvement plus large

Samedi suit des semaines de blocages de lycees qui ont commence le 18 septembre 2026 a Creteil, en banlieue parisienne. Les eleves protestent contre le manque d'enseignants, les classes surchargees et les batiments scolaires en mauvais etat. Les manifestations ont parfois tourne a la violence, et des groupes de defense des droits ont accuse la police d'un usage disproportionne de la force.

Le syndicat CGT soutient les manifestations de samedi et demande des salaires et des pensions plus eleves, des prix plus bas et des services publics qui repondent aux besoins des gens. Une eleve masquee a Marseille, qui a donne son prenom, Aude, a dit que les manifestants etaient la contre les faibles moyens donnes a l'education et contre la brutalite policiere.

Une enquete aupres de 2 000 personnes publiee au debut du mois a trouve qu'environ 45 pour cent des Francais s'inquietent du cout de la vie et de l'inflation, a rapporte l'AFP.

Macron appelle au calme

Le president Emmanuel Macron a appele au calme vendredi 16 octobre 2026 a Bruxelles. Il a dit que le droit de manifester devait aller avec le respect des personnes et des biens, et il a juge inacceptables ceux qui viennent seulement pour causer des degats.

La journee teste l'humeur de la France a quelques mois des elections en deux tours d'avril et de mai pour choisir le successeur de Macron. Le dirigeant de la gauche Jean Luc Melenchon a soutenu les manifestations etudiantes et a marche dans une manifestation mardi. Marine Le Pen, qui mene les sondages pour la course presidentielle, a place son parti, le Rassemblement national, du cote de la police, a rapporte l'AFP.

Le ministre de l'Interieur Laurent Nunez a dit a France 2 que la police pourrait utiliser des grenades assourdissantes en cas de violence urbaine extremement grave. Leur usage avait ete suspendu pendant les manifestations etudiantes apres qu'une grenade assourdissante a arrache la main d'un jeune de 15 ans.

Chronologie

  1. Oct 20, 2026La France fixe une deuxieme nuit de suite de couvre-feux localises, a Paris des 23 h autour de la place de la Republique et des Halles, plus Bordeaux et Lille. Lecornu promet un deploiement policier massif pour les manifestations de samedi, admet que la reponse de securite precedente etait trop statique, et la force militaire Sentinelle soutiendra la police. L'UNEF et la CGT appellent a manifester samedi.
  2. Oct 20, 2026Les couvre-feux a Paris, Lyon, Lille, Bordeaux et Nice apportent la premiere nuit calme depuis les emeutes du 17 octobre. Le nombre de gardes a vue atteint 2 513, avec 67 personnes en prison. Lecornu dit que de nouveaux couvre-feux suivront le 20 octobre la ou les prefets le jugeront necessaire.
  3. Oct 19, 2026Les autorites estiment qu'au moins 3 000 commerces ont ete endommages ou pilles. Lecornu dit qu'un etat d'urgence pourrait etre declare si necessaire, et Nunez dit sur France Inter qu'il a propose de demissionner parce qu'il est responsable et reconnait que la police a perdu le controle dans certaines grandes villes.
  4. Oct 19, 2026Le Premier ministre Lecornu demande aux préfets d'imposer des couvre-feux partiels dans certaines villes à partir de ce soir. Le nombre d'arrestations du week-end monte à 2 400.
  5. Sep 18, 2026Les manifestations de lyceens commencent a Creteil, en banlieue parisienne, contre le manque d'enseignants, les classes surchargees et les batiments scolaires en mauvais etat.
  6. Oct 16, 2026Le president Emmanuel Macron appelle au calme a Bruxelles a la veille de la journee nationale d'action.
  7. Oct 17, 2026Les manifestations nationales contre le cout de la vie commencent dans toute la France. La police interpelle 61 personnes dans la region parisienne le matin, et le cortege principal de Paris est prevu a 14 heures place de la Republique.
  8. Oct 17, 2026A la mi-journee, les interpellations dans toute la France atteignent 166, dont 100 a Paris seulement. Au moins 32 800 personnes participent a 140 manifestations, un commissariat est vandalise a Marseille et des manifestants entrent dans la mairie.
  9. Oct 17, 2026Au milieu de l'apres-midi, les interpellations atteignent 272. Des manifestants mettent le feu a un office de tourisme a Lyon, et une voiture et un kiosque a journaux sont incendies place de la Republique a Paris.
  10. Oct 17, 2026En soiree, le ministre de l'Interieur, Laurent Nunez, chiffre la participation a 550 000 personnes dans tout le pays, dont 110 000 a Paris, et dit qu'environ 400 personnes ont ete interpellees. Le syndicat CGT chiffre la participation a 500 000.
  11. Oct 17, 2026Un manifestant a Saint-Etienne perd une main apres l'explosion d'une grenade de maintien de l'ordre. A la tombee de la nuit a Paris, des groupes pillent des magasins et allument des feux, et le president Emmanuel Macron ecrit sur X que ceux qui ont casse, attaque et pille seront traduits en justice et punis.
  12. Oct 17, 2026La mairie de Limoges est en grande partie detruite par un incendie allume par des manifestants masques. Le prefet Maurice Barate dit que le toit s'est effondre sur les etages inferieurs et que les deux tiers de l'exterieur ont disparu.
  13. Oct 17, 2026Tard samedi, le Premier ministre Sebastien Lecornu dit que 1 200 personnes ont ete interpellees et 150 policiers blesses, contre environ 400 interpellations signalees plus tot dans la soiree. Le manifestant qui a perdu une main a Saint-Etienne est identifie comme un jeune de 17 ans.
  14. Oct 18, 2026Le ministre de l'Interieur, Laurent Nunez, dit que 1 800 personnes ont ete interpellees et plus de 500 policiers, gendarmes et pompiers blesses. Reuters rapporte qu'un manifestant est mort apres un arret cardiaque a Paris, ou la police a procede a un nombre record de 855 interpellations.
  15. Oct 18, 2026Le president Emmanuel Macron s'adresse a la nation a la television, condamne les pillages, ordonne une revision du renseignement et de la planification du maintien de l'ordre, et promet des discussions cette semaine avec les etudiants, les enseignants, les syndicats et les entreprises. Le bilan du ministere de l'Interieur atteint 2 247 interpellations et 602 agents blesses. Un deces en manifestation est confirme, a Paris.
  16. Oct 18, 2026Le bilan du ministere de l'Interieur augmente encore tard dimanche a 2 397 interpellations et 997 agents blesses, dont sept grievement, et remplace les chiffres de 2 247 et 602 publies plus tot dans la soiree. Le seul deces confirme en manifestation est celui d'un manifestant victime d'un arret cardiorespiratoire a Paris.
  17. Oct 19, 2026L'Élysée dit que le président Macron a refusé l'offre de démission du ministre de l'Intérieur Laurent Nunez après les émeutes du week-end, et lui a demandé de mettre en place de nouvelles méthodes contre les pillards.
  18. Oct 19, 2026Des étudiants manifestants bloquent l'accès au musée du Louvre à Paris lundi matin en soutien au mouvement lycéen, rapportent France 24 et l'AFP. Marseille interdit les rassemblements publics lundi de midi à 20 heures, et le CAC 40 recule de 1,02 pour cent en début de séance, rapporte Reuters.

Sources